L'arrêt cardio-respiratoire

Dans la grande majorité des cas, les morts subites sont dues à un arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire (mauvaise synchronisation des battements du cœur).

Les causes de l’arrêt cardiaque

L’arrêt cardiaque est dans l’immense majorité des cas la conséquence immédiate d’un dérèglement du rythme cardiaque nommé fibrillation ventriculaire lui-même conséquence soit d’une malformation ou insuffisance cardiaque soit d’un infarctus du myocarde. La fibrillation ventriculaire peut aussi être causée par des événements extérieurs : électrocution, noyade, intoxication, overdose, choc physique ou psychologique.

La contraction des cellules perd sa régularité et devient anarchique tout en perdant de son intensité. C’est la raison pour laquelle sur un électrocardiogramme on peut reconnaître très facilement une fibrillation ventriculaire. Le cœur ne se contracte plus suffisamment et la circulation sanguine s’arrête. A partir de la 3e ou 4e minute, le cerveau n’est plus irrigué par le sang et les lésions deviennent de plus en plus importantes C’est la raison pour laquelle il faut impérativement interrompre le délai en pratiquement le massage cardiaque et la respiration artificielle  

Notez bien qu’environ 85% des arrêts cardiaques sont causés par une fibrillation ventriculaire. Environ 15% des victimes d’arrêts cardiaques sont en arrêt cardiaque complet. Dans ce cas, le massage cardiaque est le seul moyen de relancer l’activité cardiaque, la faisant repartir à un rythme régulier ou de fibrillation ventriculaire. Le DAE est le seul instrument qui pourra diagnostiquer l’état du rythme cardiaque de la victime.

Identifier l’arrêt cardiaque

Pour identifier un arrêt cardiaque il faut que la victime soit inconsciente.

Collant son oreille sur le nez de la victime allongée sur le dos, le témoin regarde en direction des pieds. Si l’abdomen ne se soulève pas régulièrement, il y a de bonnes chances qu’il soit en arrêt cardiaque. Attention, un soulèvement irrégulier de l’abdomen ne signifie pas que la victime respire. Ce phénomène se nomme un gasp.

    Réduire le nombre de victimes

    En France, l’arrêt cardio-respiratoire est une des causes les plus répandues de mortalité avec plus de 50 000 victimes par an, soit près de 136 par jour. Un arrêt cardio-respiratoire ne signifie pas pour autant une mort certaine : tout dépend de ce qui se passe dans les minutes qui suivent.

    En cas de symptomes d’une crise cardiaque, agir vite

    Une fois les symptomes d’une crise cardiaque indentifiés, il faut absolument agir dans les 3 à 5 minutes suivant l’arrêt cardio-respiratoire en procédant par étapes : C’est la chaîne de survie :

        •  APPELER : Prévenir immédiatement les secours (le SAMU, en appelant le 15, les pompiers en appelant le 18, les urgences européennes, en appelant le 112).Le standard vous demandera des détails sur la victime et sur votre emplacement précis. Il vous aidera dans la prise en charge de la victime et cherchera à vous envoyer des secouristes volontaires ou des voisins pour vous aider si vous êtes seul (e).

        • MASSER : Commencer la réanimation cardio-pulmonaire en effectuant un massage cardiaque et éventuellement du bouche à bouche. Si vous ne l’avez jamais fait, laissez vous guider.

        •  DEFIBRILLER : Utiliser un défibrillateur. L’appareil est très simple d’utilisation. S’il y en a un à proximité, saisissez le. S’il n’y en a pas, concentrez vous sur le massage cardiaque jusqu’à l’arrivée des secours ou d’un secouriste

    Améliorer les chances de survie

    Actuellement en France, faute d’une prise en charge rapide et efficace, le taux de survie à un arrêt cardio-respiratoire est de l’ordre de 3%. Ce chiffre est faible en regard des 20% constatés aux Etats-Unis, pays beaucoup mieux équipé en défibrillateurs. La marge de progression est importante, ce sont 10 000 personnes de plus qui pourraient être sauvées chaque année !

    Les défibrillateurs

    C’est un appareil délivrant electrochoc cardiaque pour interrompre un arret cardiaque. Restenvie privilégie l’équipement du défibrillateur entièrement automatique pour sa facilité d’utilisation par le grand public

    Qu’est-ce qu’un défibrillateur ?

    Un défibrillateur est un ordinateur portable pesant entre  et 4 kilo. Son rôle est d’analyser l’activité du cœur d’une personne qui semble ne pas respirer. Il est doté d’une paire d’électrodes qui se connectent de chaque côté du cœur. Une fois collées, les électrodes permettent d’envoyer à l’ordinateur des informations lui permettant de lire l’électrocardiogramme. Si le cœur est en fibrillation ventriculaire, le défibrillateur entièrement automatique prévient le secouriste et administre un choc pour faire repartir le cœur à un rythme régulier. Si le défibrillateur est Semi-Automatique, un bouton clignote et le défibrillateur demande au témoin d’appuyer sur un bouton.  

    Une fois les électrodes collées, il ne faut jamais les décoler. Quelque soit le scénario, (arrêt cardiaque complet, fibrillation ventriculaire ou battement  régulier), le défibrillateur va analyser toutes les deux minutes l’état du cœur. Notez qu’après avoir choqué, le défibrillateur demande de reprendre le massage cardiaque (plus précisément, la RCP) pendant deux minutes.

    défibrillateur à choquage cardiaque pour les victimes en arrêt cardio-respiratoire

    Analysent le tracé électrique du patient mais n’administrent pas automatiquement la défibrillation. Une consigne sonore ou visuelle donne le feu vert à l’utilisateur pour le faire. Sur beaucoup de DSA, un bouton clignote. Il faut appuyer dessus

    defibrillateur-lifepack-cr-plus-semi-automatique

    Analysent le tracé et délivrent si besoin est le choc en prévenant l’usager, il n’y a pas de bouton choc. L’usage est essentiellement tourné vers le grand public.

    Defibrilateur automatique - resteenvie

    Comme vous pouvez le voir sur cette photo, le défibrillateur professionnel est doté d’un écran ou apparait le rythme cardiaque de la victime et de boutons permettant au médecin de déclencher le choc à volonté et de régler son intensité.

    Defibrilateur professionnel rester en vie

    Restenvie privilégie l’équipement du défibrillateur entièrement automatique pour sa facilité d’utilisation par le grand public.

    La chaine de survie

    Face à un arrêt cardio-respiratoire, l’assistance sur le terrain fait appel à une procédure pré-hospitalière.

    La procédure est le résultat des recommandations émises par des institutions comme l’American Heart Association (AHA) et de l’European Resuscitation Council (ERC) complétées en 1997-1998 par le groupe de travail de l’International Liaison Commitee On Resuscitation (ILCOR).

    Le concept de « chaîne de survie » comprend quatre maillons successifs destinés à rétablir la circulation du sang chez la victime.

    1 - APPELEZ

    2 - MASSEZ

    3 - DÉFIBRILLEZ

    Le témoin sur place dispose d’un délai très court, de 3 à 5 minutes pour agir : il faut d’abord alerter les services d’urgence, puis entreprendre sans aucun matériel la ventilation artificielle, le massage cardiaque et/ou (le bouche à bouche), bien que cette dernière technique soit peu à peu délaissée dans les recommandations des instances médicales internationales.

    Dès que possible, les électrodes de l’appareil sont placées sur le corps de la victime. Dès lors, l’appareil étant entièrement automatique, l’utilisateur n’a plus qu’à suivre les instructions orales de l’appareil. Il devra en particulier écarter les personnes présentes du corps de la victime. L’appareil effectuera son travail d’analyse puis de choc.

    Lorsque les secours arrivent, ils complètent les soins puis évacuent la victime vers une unité hospitalière de soins intensifs.

    Les retards dûs aux hésitations sont les causes principales d’échecs ou de sévères séquelles neurologiques.