L'arrêt cardio-respiratoire

Dans la grande majorité des cas, les morts subites sont dues à un arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire (mauvaise synchronisation des battements du cœur).

Identifier l’arythmie cardiaque

L’arythmie cardiaque est un dérèglement du rythme cardiaque correspondant à la contraction rapide, désorganisée et inefficace des ventricules cardiaques. Elle s’accompagne d’une perte de conscience généralement immédiate. C’est une cause, sinon la principale cause d’arrêt cardiaque. Sans massage cardiaque immédiat et sans recours à un défibrillateur, la mort survient en quelques minutes.

Réduire le nombre de victimes

En France, l’arrêt cardio-respiratoire est une des causes les plus répandues de mortalité avec plus de 50 000 victimes par an, soit près de 136 par jour. Un arrêt cardio-respiratoire ne signifie pas pour autant une mort certaine : tout dépend de ce qui se passe dans les minutes qui suivent.

En cas de symptomes d’une crise cardiaque, agir vite

Une fois les symptomes d’une crise cardiaque indentifiés, il faut absolument agir dans les 3 à 5 minutes suivant l’arrêt cardio-respiratoire en procédant par étapes :

C’est la chaîne de survie :

  •  Prévenir les secours (le SAMU, en appelant le 15 ou les pompiers en appelant le 18)
  •  Commencer la réanimation cardio-pulmonaire en effectuant un massage cardiaque
  •  Utiliser un défibrillateur
  •  Faciliter l’accès des services d’urgence afin d’évacuer vers un centre de secours

Améliorer les chances de survie

Actuellement en France, faute d’une prise en charge rapide et efficace, le taux de survie à un arrêt cardio-respiratoire est de l’ordre de 3%. Ce chiffre est faible en regard des 20% constatés aux Etats-Unis, pays beaucoup mieux équipé en défibrillateurs. La marge de progression est importante, ce sont 10 000 personnes de plus qui pourraient être sauvées chaque année !

Les défibrillateurs

C’est un appareil délivrant electrochoc cardiaque pour interrompre un arret cardiaque. Restenvie privilégie l’équipement du défibrillateur entièrement automatique pour sa facilité d’utilisation par le grand public

Qu’est-ce qu’un défibrillateur ?

Un défibrillateur automatique est un ordinateur portable, fonctionnant au moyen d’une batterie, dont le rôle est d’analyser l’activité du cœur d’une personne en arrêt cardio-respiratoire. Cette analyse est entièrement automatique, ce qui évite à l’opérateur toute prise de décision. Seuls des chocs externes sont possibles, c’est-à-dire que les électrodes sont placées sur la peau du patient. Si elle détecte un rythme choquable, la machine permet de délivrer un choc électrique, ou défibrillation.

défibrillateur à choquage cardiaque pour les victimes en arrêt cardio-respiratoire

Analysent le tracé électrique du patient mais n’administrent pas automatiquement la défibrillation. Une consigne sonore ou visuelle donne le feu vert à l’utilisateur pour le faire.

défibrillateur nouvelle génération pour des réanimation cardiaque optimale

Analysent le tracé et délivrent si besoin est le choc. L’usage est essentiellement tourné vers le grand public.

Défibrillateur automatique et semi-automatique pour choquage cardiaque utilisé par les secours, urgentistes et smur

Dotés de capacités supérieures aux appareils « grand public » pour leurs fonctions de diagnostique et leur puissance de défibrillation.

défibrillateur à choquage cardiaque pour les victimes en arrêt cardio-respiratoire

Restenvie privilégie l’équipement du défibrillateur entièrement automatique pour sa facilité d’utilisation par le grand public.

La chaine de survie

Face à un arrêt cardio-respiratoire, l’assistance sur le terrain fait appel à une procédure pré-hospitalière.

La procédure est le résultat des recommandations émises par des institutions comme l’American Heart Association (AHA) et de l’European Resuscitation Council (ERC) complétées en 1997-1998 par le groupe de travail de l’International Liaison Commitee On Resuscitation (ILCOR).

Le concept de « chaîne de survie » comprend quatre maillons successifs destinés à rétablir la circulation du sang chez la victime.

1 - APPELEZ

2 - MASSEZ

3 - DÉFIBRILLEZ

4 - ATTENDEZ LES SECOURS

Le témoin sur place dispose d’un délai très court, de 3 à 5 minutes pour agir : il faut d’abord alerter les services d’urgence, puis entreprendre sans aucun matériel la ventilation artificielle, le massage cardiaque et/ou (le bouche à bouche), bien que cette dernière technique soit peu à peu délaissée dans les recommandations des instances médicales internationales.

Dès que possible, les électrodes de l’appareil sont placées sur le corps de la victime. Dès lors, l’appareil étant entièrement automatique, l’utilisateur n’a plus qu’à suivre les instructions orales de l’appareil. Il devra en particulier écarter les personnes présentes du corps de la victime. L’appareil effectuera son travail d’analyse puis de choc.

Lorsque les secours arrivent, ils complètent les soins puis évacuent la victime vers une unité hospitalière de soins intensifs.

Les retards dûs aux hésitations sont les causes principales d’échecs ou de sévères séquelles neurologiques.