Défibrillateur : Equiper son entreprise

Défibrillateur : Equiper son entreprise

Les entreprises s’équipant d’un défibrillateur doivent le faire savoir

I CONSIDERATIONS GENERALES

L’entreprise est le lieu où les obligations de sécurité sont les plus élevées. Tout chef d’établissement est tenu d’assurer la santé et la sécurité de ses salariés et de ses usagers ou clients. Au-delà de l’obligation légale, sujet qui ne sera pas traité dans cet article, il faut connaitre quelques considérations avant ou après s’être équipé. En effet, le défibrillateur n’est pas un objet anodin que l’on se contente d’acheter et de poser quelque part. C’est un équipement dont la mise en place nécessite quelques précautions simples mais indispensables pour sauver une victime d’arrêt cardiaque.

1)           L’arrêt cardiaque n’arrive pas qu’aux autres !

Sur un lieu précis, un arrêt cardiaque est un événement heureusement statistiquement rare. La plupart des gens n’en n’ont jamais été témoins. Pourtant les chiffres parlent : 45 à 50 000 cas par an, rien qu’en France ! Il y en a près de 15 fois plus que d’accidents mortels de la route. Il y a sept fois plus de sorties pompiers pour des arrêts cardiaques que pour des incendies. Un incendie peut être vu de loin, par de très nombreuses personnes. Des véhicules emboutis provoquent souvent des encombrements et des milliers de voitures peuvent passer devant, rappelant leur réalité. En revanche, l’arrêt cardiaque est beaucoup plus discret. Au pire, s’il se produit dans un lieu public, il provoquera un petit attroupement.

Autant un incendie est très rapidement visible parfois de très loin, autant un arrêt cardiaque peut être presque invisible

Un incendie visible de très loin.

L'arrêt cardiaque peut être"invisible"

Autant un arrêt cardiaque peut être “invisible”…

2)           L’arrêt cardiaque peut survenir n’importe quand !

Un arrêt cardiaque peut survenir n’importe quand et n’importe où. Beaucoup de nos interlocuteurs agissent comme si les chances d’être confrontés à un arrêt cardiaque allaient de pair avec la présence de tous les salariés dans les locaux de l’entreprise.  Or, la réalité démontre que l’accident peut aussi bien se produire un jour de semaine en milieu de journée que lorsque les SST sont absents, tôt le matin, en début de soirée, le week-end, lors d’un déplacement, etc.

 3)             Surtout ne pas réserver le défibrillateur aux seuls SST

Une des erreurs les plus fréquemment commises dans les entreprises est d’évoquer le « personnel autorisé » et d’interdire à toute personne non SST d’accéder à l’équipement. Grosse erreur ! Le décret du 7 mai 2007 autorisant toute personne non médecin à se servir d’un défibrillateur est par définition extrêmement clair.

Macaron SST

Equiper son entreprise d’un défibrillateur doit impliquer l’ensemble des collaborateurs. Il ne faut surtout pas réserver l’appareil aux seuls SST

4)          Pas de responsabilité en cas d’échec.

 Elément très important, l’utilisateur d’un défibrillateur ne peut voir sa responsabilité mise en cause en cas d’échec. Le décret du 7 mai 2017 (celui qui autorise l’utilisation du DAE par toute personne non médecin) est très clair à ce sujet. Certes, le sauveteur peut casser une côte à la victime en pratiquant le massage cardiaque. Mais personne ne pourra lui en vouloir d’avoir tenté de sauver la victime. De plus, la configuration des défibrillateurs rend impossible un choc électrique si la victime n’est pas en arrêt cardiaque avec une fibrillation ventriculaire. En d’autres termes, si la victime n’est pas en arrêt cardiaque, le défibrillateur ne choque pas.https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2007/5/4/SANP0721586D/jo

 

 

 

5)           Défibrillateur en entreprise : une excellente opportunité de communiquer

La décision d’équiper une entreprise est une opportunité de communiquer positivement en direction de l’ensemble des collaborateurs et visiteurs. Le message envoyé est celui du rôle protecteur de l’entreprise. L’entreprise qui s’équipe démontre qu’au-delà de son activité économique, elle a aussi un rôle social. En quelque sorte l’entreprise déclare implicitement qu’elle est aussi consciente de son rôle social en tant que structure collective rassemblant et interférant avec des individus. Mieux, la mise en place d’un DAE est une opportunité unique d’assurer la protection de ses salariés en dehors du lieu de travail en leur demandant de sensibiliser leurs proches au secourisme. Les nouvelles applications téléchargeables gratuitement sur les smartphones permettent à tous d’accéder à l’information et de relayer des invitations à se former au secourisme.

 6) Arrêt cardiaque : des gestes simples que chacun doit connaître, la “chaîne de survie”

La mise en place d’un défibrillateur est une formidable opportunité de communiquer sur la “chaîne de survie” qui sont les gestes simples à effectuer en cas d’arrêt cardiaque auprès de l’ensemble des collaborateurs usagers, clients, élèves, habitants d’un immeuble ou visiteurs. Grâce à une communication minimale, les novices pourront eux aussi sauver des vies s’ils sont confrontés n’importe ou à un arrêt cardiaque. Ils pourront réagir rapidement si l’accident se produit près de l’équipement mais surtout s’ils sont confrontés à un accident chez eux ou à l’extérieur.

 7)   Un coût minime pour un bénéfice maximal !

 Lorsqu’elle pèse le pour et le contre dans la décision de s’équiper et qu’elle décide au final de reporter ou d’abandonner son projet l’entreprise doit prendre en compte d’un côté le cout total (environ 1 600 Euros, formation par un moniteur incluse) et les conséquences d’un décès sur site ou d’un décès consécutif à l’ignorance du témoin qui aura perdu un temps vital : traumatisme personnel, démoralisation, démotivation, absences justifiées ou non, arrêt de travail, etc, sans évoquer les frais légaux si une procédure juridique est engagée. En revanche, l’acquisition d’un tel équipement permet non seulement de se protéger mais aussi de motiver. Plusieurs études effectuées dans ls dernières années démontrent que la prévention rapporte aux entreprise. Le retour sur investissement peut être très important.

8)   Arrêt cardiaque : chaque seconde compte !

 L’arrêt cardiaque laisse très peu de temps de réaction. Par expérience, lorsqu’un arrêt cardiaque se produit, c’est la panique. Il faut impérativement commencer le massage cardiaque et faire apporter le défibrillateur le plus rapidement possible. Si la société a compté sur la présence d’un défibrillateur dans un établissement voisin, il faut que celui-ci soit très rapidement accessible. Cela implique que l’arrêt se produise aux heures d’ouverture du voisin et que celui-ci ait installé l’équipement dans un lieu extrêmement facile d’accès depuis l’extérieur. Si un incendie devait avoir lieu, l’extincteur devrait être immédiatement disponible.

9)   Avec le temps, l’appareil disparaîtra ! 

Le défibrillateur est semblable à l’extincteur. L’occurrence d’un incendie laisse très peu de temps à son utilisateur pour circonscrire le mal qu’il doit endiguer. Le défibrillateur comme l’extincteur doit être très facilement localisable. Sa durée de vie est longue, au minimum une dizaine d’années avec la nouvelle génération d’appareils. En général, au moment où le défibrillateur est installé, les collaborateurs sont informés de sa localisation. Le temps va passer et petit à petit, l’appareil va devenir « invisible ». Il va se fondre dans les murs tout comme les extincteurs. En d’autres mots, les usagers d’un site finiront par passer devant sans y faire attention. Si rien n’est fait, le jour ou un accident se produira, personne ne saura le localiser sauf si certaines précautions simples de localisation ont été prises.

Ce temps de réaction limité implique que le défibrillateur doit être visible et très facilement localisable. Un distributeur sérieux fera enregistrer l’équipement et les secouristes auprès des pompiers et des SAMU. En France, une seule organisation effectue ce travail sérieusement, l’Association pour le Recensement et la Localisation des Défibrillateurs, ARLOD, http://arlod.fr

 11)  Un défibrillateur à partager sous certaines conditions

 S’il ne faut pas compter sur son voisin, l’idée de partager un défibrillateur est loin d’être incongrue. Cela dépend de la taille des locaux et de la facilité d’accès. Un immeuble classique, d’un ou deux bâtiments avec 6 étages peut n’être équipé que d’un défibrillateur à condition qu’il soit extrêmement facile d’accès. S’il faut des codes d’accès à l’immeuble ou au local où se trouve l’équipement, il se peut que chacun préfère avoir son propre équipement.

Toutes ces considérations impliquent plusieurs facteurs à prendre en compte

 

II LE MATERIEL

1) La FDA, seul organisme à apporter un minimum de garanties.

En Europe, n’importe quel importateur peut obtenir une autorisation de commercialisation de défibrillateur sur la seule base d’une auto-déclaration. La norme CE n’a d’autre intérêt que de confirmer l’autorisation de commercialisation.

Il n’y a à ce jour que la très minutieuse Food and Drug Administration ou FDA, équivalent nord-américain de l’Agence Nationale de Surveillance des Médicaments pour disposer d’enquêteurs tant dans les usines que sur le terrain afin de suivre et vérifier l’état du parc des défibrillateurs aux Etats-Unis.  Si un modèle n’apporte pas les preuves de son efficacité et que de trop nombreux dysfonctionnements sont rapportés, le fabricant fait l’objet d’injonctions et de sanctions pouvant aller jusqu’à l’interdiction de commercialiser. Cela a été le cas à la fin des années 2000 pour Medtronic. C’est le cas actuellement (2018) pour Philips Medical https://www.fda.gov/newsevents/newsroom/pressannouncements/ucm583221.htm

L’homologation du défibrillateur par la FDA est donc indispensable. En France, une demi-douzaine de marques homologuées par la FDA sont facilement trouvables. Elles représentent environ quelques 80% du marché.

Attention ! La législation européenne permet à des entreprises opportunistes de distribuer des produits douteux. Vérifiez avec attention l’identité de la marque, sa présence en France (évitez les simples bureaux d’importation), la fiche technique de l’appareil, et la date de création de la société. Vérifiez aussi que le distributeur n’est pas là que pour vous « fourguer de la boîte ». Les enjeux peuvent être importants pour des différences de prix souvent réduites avec des marques sérieuses et reconnues. Les sociétés à éviter sont celles dont toute la communication se fonde sur la facilité d’utilisation du défibrillateur, omettant que sans respect de la chaine de survie, le meilleur équipement perd presque toute son utilité…

2) Le choix : Entièrement ou Semi-Automatique (DEA ou DSA) ?

Lorsqu’en 2007, un décret a permis l’utilisation par toute personne non médecin des défibrillateurs, il n’y avait que des défibrillateurs semi-automatiques ou DSA. Depuis, la proportion s’est inversée et l’immense majorité des défibrillateurs distribués sont désormais entièrement automatiques ou DEA.

Avec le défibrillateur semi-automatique vous devez appuyer sur un bouton afin de choquer après que le défibrillateur vous l’ait demandé.  Mais, mis à part dans les cas d’utilisateurs expérimentés (en général les pompiers et autres volontaires d’association de secourisme) ou d’environnement très conducteur d’électricité (eau ou plateforme métallique), ce n’est pas à vous de faire ce travail et vous devez pouvoir vous fier à la qualité du défibrillateur afin de ne commettre aucune erreur.

A tête reposée, appuyer sur un bouton semble extrêmement simple. En cas de stress intense, la prise de décision peut faire perdre un temps crucial.

C’est la raison pour laquelle la plupart des défibrillateurs accessibles au public sont désormais entièrement automatiques. Ils permettent d’évacuer une partie du stress de la situation en étant sûr de prendre la bonne décision à tous les coups.

3) Savoir se donner toutes les chances : la haute énergie, 360 joules.

Toutes les victimes d’arrêt cardiaque n’offrent pas les mêmes chances d’être défibrillées. Une grande majorité peut être défibrillée avec un appareil peu performant. D’autres victimes sont plus difficiles à défibriller et  ont besoin d’un niveau d’énergie supérieur.

Avec un choc d’une énergie constante de 150 joules, les chances de faire repartir le cœur vont être de 70%. Si le défibrillateur ne produit pas une énergie montante à partir du second choc et qu’il reste limité à 150 joules, la probabilité de défibriller reste limitée. Avec une capacité de monter en puissance jusqu’à 360 joules, les chances seront de 90%.

Vous devez donc vous assurer que votre appareil en est équipé.

Dans la plupart des cas les fabricants, pour des raisons économiques (ces composants qui permettent de déployer 360 joules sont beaucoup plus coûteux à la production), choisissent des composants qui ne permettent de générer qu’une énergie limitée à 200 joules.

Les médecins, seuls habilités à se servir de défibrillateurs professionnels en mode manuel, sont autorisés à choquer (sans que le défibrillateur n’ait à prendre de décision) et à régler librement l’intensité du choc. Dans la plupart des cas, ils décident de mettre immédiatement la puissance maximale autorisée par la loi…360 joules…pour se donner toutes les chances.

360 joules pour se donner toutes les chances

Un appareil qui peut choquer avec une énergie de 360 joules augmente considérablement les chances de défibrillation de la victime

3) Le défibrillateur doit être livré complet.

La plupart des défibrillateurs sont livrés avec une sacoche de transport, La sacoche et la présence à la fois d’une anse et d’une courroie permettent le transport facile et sécurisé de cet appareil ne pesant que 2,2 kg qui sera vraisemblablement utilisé dans la plus grande urgence et le stress le plus élevé. Attention, même si l’appareil est solide, une chute peut le rendre inutilisable !

Il est aussi livré avec une trousse de premiers secours remplie avec des compresses, des gants en plastique, un rasoir (pour le cas ou la victime serait très velue), des ciseaux et un masque pour le bouche à bouche.

4) Le défibrillateur doit être extrêmement simple d’utilisation

Tous les défibrillateurs grand public sont extrêmement faciles d’utilisation. Une fois que vous avez compris qu’il faut coller les électrodes sur la poitrine dénudée de la victime et obéir aux commandes vocales de l’appareil, vous savez vous servir d’un défibrillateur.

Attention le guide technique du défibrillateur doit être évident.

Vous devez pouvoir déchirer les électrodes et les placer très facilement de chaque côté du cœur de la victime tel qu’indiqué à la fois sur la pochette de l’électrodes, sur l’électrode et à l’intérieur du défibrillateur. La fiche technique simple qui dit quoi faire quand tout va mal doit faire partie du matériel. Cette fiche doit être évidente. Tous les autres types de fiches sont à proscrire car elles seront introuvables au moment de l’utilisation.

 5) Réduire a zéro % le risque d’erreur

ATTENTION : Un bon défibrillateur doit être équipé  d’un détecteur de mouvement qui empêche de choquer lorsqu’une personne touche la victime. VOUS RÉDUISEZ AINSI A ZERO % LA POSSIBILITÉ DE COMMETTRE UNE ERREUR.

6) 2 paires d’électrodes c’est vital.

Le défibrillateur doit aussi être livré avec deux paires d’électrodes à usage unique pour adultes. Une est pré connectée, la seconde est placée soit dans le coffret de rangement soit dans le rabat de la sacoche. La présence de 2 paires d’électrodes peut avoir une importance…vitale. Les électrodes sont en effet conservées dans un étui étanche qui protège un gel conducteur de l’électricité envoyée par le défibrillateur lorsqu’il choque. Si l’étui de l’électrode est déchiré, les électrodes doivent être jetées.

Attention : une paire d’électrodes dont l’étui a été déchiré est inutilisable.

Si le gel qui recouvre les électrodes a séché, parce que l’étui a été déchiré auparavant, les électrodes ne colleront pas à la peau de la victime et ne permettront pas de faire passer l’électricité. Le défibrillateur devient de ce fait, inutilisable. C’est la raison pour laquelle votre défibrillateur doit absolument être livré avec deux paires d’électrodes.

En cas d’utilisation, vous n’avez pas à en commander une seconde paire avec toutes les complications administratives que cela peut souvent représenter. Vous évitez surtout le risque d’un appareil inutilisable lorsqu’une vie est en danger.

Des exemples probants :

Pendant l’été 2016, un camping d’Agde, dans l’Hérault, a vu se produire en moins d’une semaine deux accidents graves, l’arrêt cardiaque d’un homme de 65 ans parti en vacances sans ses médicaments puis, trois jours plus tard, une petite fille de 5 ans a failli se noyer dans la piscine de l’établissement. La seconde paire d’électrodes l’a sauvée… Cette mesure est donc indispensable.

Un autre accident s’est produit dans une commune des Alpes maritimes. 9 mois auparavant un coureur cycliste avait fait un malaise vagal (dû à la chaleur et à l’effort) et le défibrillateur avait été apporté et l’étui des électrodes avait été déchiré. Mauvaise surprise au moment de l’utiliser quelques mois plus tard : le gel était desséché. Personne dans la commune n’avait vérifié l’appareil depuis l’incident. Il était donc inutilisable. Pour la petite histoire, un médecin équipé se trouvait sur place et a pu sauver la victime avec son équipement. Ouf…

7) Le défibrillateur doit être facile d’accès et visible

Le plus souvent, le défibrillateur est pour cette raison installé dans un coffret ou support mural. Cela lui permet d’être facilement localisable en cas d’urgence. Un appareil laissé dans une armoire, sur une table ou accroché au mur par un support sans aucune protection a beaucoup plus de chances de… disparaître.

Autant un particulier s’équipant peut se dispenser d’un coffret, autant une organisation se doit d’en avoir un.

8) Attention au coffret pour le défibrillateur!

Conseil pour vous simplifier la vie : Les coffret muraux se dégradent s’ils sont en métal. Ils rouillent. Ils jaunissent. Leur système d’alarme se détraque assez rapidement. Ils doivent être accompagnés d’une signalisation explicite. Le coffret doit aussi permettre, sans avoir à être ouvert, de contrôler visuellement le défibrillateur. Exactement le contraire de ce que vous voyez sur l’illustration.

Pour les maintenir opérationnels, vous devez changer les piles très régulièrement. La meilleure solution est le coffret en polycarbonate, très résistant à l’usure solaire et dont l’alarme fonctionne avec des piles qui durent au moins 2 ans. Il vaut mieux changer 4 grosses piles tous les 2 ans utilisées couramment et que l’on trouve dans le commerce qu’une petite de 9 volt tous les 2 mois…

Coffret avec ou sans alarme ?

La réponse dépend de l’emplacement du lieu où vous souhaitez installer le coffret. Si le lieu est libre d’accès, qu’il y a une fréquentation importante, que les collaborateurs pourraient s’amuser avec ou que vous souhaitez sécuriser l’équipement, mieux vaut un coffret avec alarme.

Si le lieu où vous souhaitez installer le défibrillateur n’est vraiment pas sécurisé, il existe plusieurs outils y aidant : le code d’accès (que connaîtront les personnes de confiance et les services d’urgence), l’ouverture à distance grâce à une option téléphonique filaire ou cellulaire, l’appareil photo intégré, le placement sous surveillance vidéo.

Spécificités du Coffret destiné à l’extérieur.

Notez que si vous désirez installer un coffret à l’extérieur, il devra être conçu pour et sera dépourvu de parties métalliques pouvant rouiller. Il devra être branché sur secteur afin d’alimenter la diode éclairante la nuit, l’alarme et le chauffage. En effet, le défibrillateur doit être préservé des températures négatives et de plus de 50 degrés. En d’autres termes, le coffret ne doit pas être exposé au soleil.

II LES SERVICES

1) Votre signalisation doit être explicite.

La plupart des distributeurs de défibrillateurs limitent la signalisation au stricte minimum: un fléchage basique avec, selon le distributeur le sigle DAE, le mot “défibrillateur” ou le symbole du défibrillateur, un cœur traversé d’un éclair. Cela ne veut rien dire pour la pluspart des gens. La signalisation doit être auto éducative, très simple mais explicite. En cas de panique un pictogramme vaut mieux qu’un long discours

Un décret a imposé l’utilisation de normes internationales (dénommées Ilcor) avec un code couleur (vert et blanc), la présence d’un logo représentant un cœur traversé d’un éclair et l’utilisation des initiales DAE pour Défibrillateur Automatisé externe. Cela est parfait pour un professionnel ou dans un environnement composé de secouristes. Pour 85% des gens, le sigle « DAE » ou même une pancarte « DEFIBRILLATEUR » ne veut rien dire. Il faut impérativement que les usagers d’un site puissent comprendre en un coup d’oeil à quoi sert l’équipement et quoi faire en cas d’urgence. Voilà le type de panneau dont vous devez disposer pour rendre votre équipement utilisable par tout le monde.

Le panneau Restenvie pour savoir réagir

Tout usager d’un site doit avoir accès aux informations

2) Une formation simple et régulièrement réactualisée est indispensable.

La mise en place d’un défibrillateur dans une entreprise doit s’accompagner d’une session de formation. Les participants doivent pouvoir se familiariser avec l’appareil. L’équipement doit faire l’objet d’une prise en main pour une meilleure appréhension. La formation doit être impérativement accompagnée de la pratique du massage cardiaque sur mannequin de la part des SST (pour lesquels ce n’est jamais un luxe) et surtout de la part des novices. Ces deux catégories de collaborateurs peuvent être mélangés sans aucune retenue.  

Méfiez vous des entreprises qui vous promettent une “formation gratuite”. Le moniteur doit impérativement être titulaire d’un diplôme d’enseignement du secourisme et arriver avec du matériel. Le plus souvent, il a une expérience de sapeur pompier volontaire ou professionnel, d’ambulancier des SAMUS ou de maraude avec des associations de secourisme comme la Croix Rouge, la Protection CIvile, la Croix Blanche ou l’Ordre de Malte. Certaines société envoient des commerciaux rapidement formés qui n’ont pour la plupart aucune idée de la réalité de la pratique et se limitent à une simple présentation.  Sans la pratique du massage cardiaque sur mannequin, une formation n’est qu’une présentation, bien insuffisante pour démystifier ce geste simple.Renseignez-vous bien sur ce point vital quand vous effectuez un achat.

Une session dure entre 1h30 et 2 heures et est destinée à un groupe d’un minimum de 4 à un maximum de 10 personnes. N’hésitez pas à inviter des proches si vous n’arrivez pas à 10 personnes.

Former ses collaborateurs

Equiper son entreprise signifie aussi former un maximum de collaborateurs avec un pro diplômé et expérimenté.

3)  Le distributeur doit assurer une permanence téléphonique

Vus les enjeux, en terme de secourisme et de responsabilité, vous devez pouvoir disposer  d’une permanence téléphonique technique  pour vous assister 7 jours sur 7. Un distributeur sérieux met toujours à disposition une ligne  téléphonique ouverte même le week-end.

4) La détention d’un défibrillateur impose une maintenance.

Dispositif médical de catégorie II B, bientôt III, le défibrillateur doit faire l’objet d’une maintenance. Par maintenance, le législateur entend un suivi visuel régulier et le changement des pièces à date de péremption. Certains fabricants peuvent imposer un test de choc ou de l’état de la batterie interne. Les incidents dûs à une dégradation de l’appareil par usure sont extrêmement rares. Ils sont en général dûs à un défaut d’observation ou de changement des pièces. Ainsi, en décembre 2017, le pire est survenu : un adolescent de 16 ans victimes d’un arrêt cardiaque lors d’un match de football n’a pas pu être sauvé car le défibrillateur installé en 2007 à la salle des fêtes avait des pièces périmées depuis…2010.

Un bon appareil doit s’auto-tester en permanence et son autodiagnostic doit être clair pour tout le monde. Faut-il encore le constater et il n’y a qu’un seul moyen, regarder s’il affiche OK ou si sa diode lumineuse est au vert. Si ce n’est pas le cas, il faut immédiatement contacter soit son distributeur, soit le SAV du fabricant.

 

III L’ORGANISATION A METTRE EN PLACE

 

1)   Géolocalisation des équipements et des secouristes

Vous devez vous assurer que l’entreprise qui vous vend un défibrillateur suit un processus d’enregistrement du matériel auprès des urgences afin qu’il soit localisable extrêmement rapidement.

La géolocalisation des équipements et des secouristes doit se faire en collaboration avec l’Association  pour le Recensement et la LOcalisation des Défibrillateurs, ARLOD. C’est le seul organisme qui impose à ses partenaires de communiquer tous les détails les plus précis pour éviter d’envoyer un secouriste vers un matériel HS car trop vieux, dont les pièces sont périmées depuis longtemps ou sur lequel on ne dispose d’aucune information sur la dernière maintenance. Imaginez les conséquences d’un défibrillateur HS lorsqu’une vie est en danger…

2) Les nouvelles technologies gratuitement à votre service pour la gestion des urgences

Vous pouvez et devez disposer d’une application qui permette à la fois de donner l’alerte auprès des urgences, de vous faire aider à effectuer les gestes de premier secours, de localiser très facilement le matériel et les secouristes afin de gagner un temps souvent vital en cas d’accident.https://restenvie.com/psc1-sst-et-applications-secourisme/

3)   Un entretien obligatoire mais facile

1)    Une obligation légale

Le défibrillateur est un dispositif médical de catégorie IIB. Cette classification impose une maintenance. Tout détenteur d’un défibrillateur doit nommer un référent, tenir un cahier de suivi et changer les pièces à date de péremption. Le référent doit effectuer un contrôle visuel et le noter régulièrement, et c’est tout !

Vous devez pouvoir vous assurer que votre organisation s’assure régulièrement du parfait état de l’équipement.

Contrairement aux extincteurs, il est inapproprié de ne le contrôler qu’une fois par an.https://restenvie.com/maintenance-defibrillateurs/

2) Un équipement électronique qui s’auto-teste

Le défibrillateur s’autoteste toujours plus profondément chaque jour, semaine et mois. Un défibrillateur contrôlé le 1er janvier peut connaitre un auto-test négatif le 2 janvier. Si un accident se produit le 29 décembre, que l’appareil est HS et qu’une victime ne peut être sauvée, la responsabilité au minimum morale du détenteur peut être mise en cause pour négligence.

Lorsqu’un autotest est négatif, l’écran du défibrillateur affiche le dysfonctionnement et un symbole correspondant au problème apparaît. Il faut alors appeler immédiatement votre distributeur pour signaler la disparition du signe OK. Il n’y a pas d’autre option que de changer les pièces ou de le renvoyer au SAV du fabricant.

3) Des pièces à changer régulièrement

Quelques mois avant la date de péremption des pièces, votre fournisseur doit vous le rappeler

Selon les modèles, vous aurez à changer les pièces, pile ou batterie et électrodes à intervalles réguliers et différents selon les marques, modèles et lots. Vus les difficultés de communication par mail, les changements d’interlocuteurs dans les organisations et le timing, votre distributeur doit tout mettre en œuvre pour que ces changements soient effectués dans un délai raisonnable après la date de péremption, avant que votre équipement ne devienne inopérant. Votre fournisseur doit se tenir à votre disposition pour vous aider, par téléphone ou skype pour vous aider à effectuer cette opération très facile, qui ne prend au maximum que quelques minutes pour la plupart des modèles.

4) Les visites de “techniciens” sur site sont souvent inappropriées. Elles sont toujours insuffisantes.

Le distributeur ne doit pas vous imposer des passages sur site annuels coûteux et sans beaucoup d’utilité autre qu’un service. Lors d’un passage annuel sur site, un technicien ne peut rien faire de plus que ce que vous pourrez faire vous-même. Il n’a pas le droit d’ouvrir l’appareil. Si celui-ci est en panne pour des raisons techniques, il ne peut que l’envoyer au SAV du fabricant. Tant que l’équipement est sous garanti, aucune facturation ne sera effectuée.

Les déplacements sur site sont donc le plus souvent inutiles à moins que l’organisation ne soit pas adaptée à une prise en charge interne sans avoir à mobiliser d’importantes ressources internes.

Notez que dans la plupart des cas, ces visites ne sont pas effectuées par des techniciens mais par des commerciaux ou des moniteurs de secourisme.

Vous pouvez sauver des vies!

Combien de personnes confrontées à un arrêt cardiaque ont perdu un temps vital à appeler n’importe qui (du gardien de l’immeuble au médecin de famille en passant par la pharmacie, le commissariat de police ou la mairie) avant de penser aux pompiers ou aux SAMU ? Le seul fait de savoir qu’il faut appeler les urgences et commencer un massage cardiaque permet de sauver bien des vies. 85% de Français qui n’ont aucune connaissance en secourisme. Le seul fait de connaitre quelques gestes simples peut changer leur vie et leur permettre de sauver leurs proches.

90 % des personnes sauvées sur nos implantations

Tous ces éléments mis en œuvre ont permis à la société Restenvie de sauver plus de 90 % des victimes tombées dans les sites équipés. Pour voir nos offres, cliquez sur le lien suivant: https://restenvie.com/boutique-defibrillateur-lifepak/ 

 

Depuis sa création, Restenvie a équipé 1500 sites. 28 des 32 victimes tombées ont été sauvées à la date du 29 avril 2018.

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